Jean-Louis Le Vallégant
Après une quinzaine de chantiers de Confidences Sonores, des heures à écouter, à mettre en mots et en musique la parole des autres, Jean Louis Le Vallégant passe à table. En solo, il raconte la typicité d’une époque peu abordée. À l’heure où les dernières coiffes croisent les premières crêtes, il dit la non-transmission, l’échappée solitaire d’un peloton où d’autres vomissent leur héritage, à l’endroit où naîtra précisément la nécessité de transmettre.
P’TIT GUS / Note d'intention: Il est au bourg, boucher. C’est son rang que de prendre la suite. Sur la nationale qui relie l’extrême ouest à Paris, il s’imaginait fleuriste ou coiffeur, mais bon, finalement il accepte et croque aux « trente glorieuses », comme tout le monde. Mariés « sur le tard », elle lui concède deux enfants, comme tout le monde. Les sons de village plein la tête, les échappées solitaires en campagne, leur fils esquisse une vie autre. Rouquin aux grandes oreilles, il fait tache, curieux de tout. À l’heure où les héritages partent au rebus, lui, il sollicite l’appui du plus indiscipliné des Maîtres. C’est clair, pour la famille, on frôle la délinquance rurale d’autant que du côté scolaire ce n’est « pas fameux »...
Parmi les nombreuses résidences qui l'amèneront à la création de son spectacle
solo, en 2013, Jean-Louis Le Vallégant a choisi de travailler, entre autre, avec Sylvain Roux pour qu'il lui donne son regard artistique et ses réflexions sur l'évolution de son
travail.

